12x12 close outline12x12 edit12x12 headphones12x12 headphones outline12x12 pause outline12x12 pause12x12 play outline12x12 play12x12 stop12x12 stop outline12x12 envelope12x12 video outline12x12 download outline12x12 share outline12x12 share12x12 caret up outline12x12 caret right outline12x12 caret left outline12x12 caret down outline16x16 arrow right16x16 arrow left16x16 back to top16x16 caret up16x16 caret right16x16 caret left16x16 caret down16x16 check16x16 clock16x16 download16x16 envelope16x16 heart16x16 headphones16x16 info16x16 map pointer16x16 music16x16 pause16x16 phone16x16 photo16x16 play16x16 print16x16 search16x16 stop16x16 share16x16 warning16x16 talk16x16 user16x16 overflow horizontal16x16 overflow vertical16x16 microphone16x16 arrow left outline16x16 arrow right outline16x16 caret down outline16x16 caret top outline16x16 caret left outline16x16 caret right outline16x16 calendar outline16x16 headphones outline16x16 info outline16x16 pause outline16x16 play outline16x16 stop outline16x16 user outline16x16 warning outline16x16 apple16x16 facebook16x16 google16x16 instagram16x16 rss16x16 twitter16x16 youtube16x16 maboutiqueradio16x16 cart16x16 thumbs down16x16 thumbs up16x16 volume down16x16 mute16x16 volume up16x16 close

Réagir à l’intimidation

Réagir à l’intimidationCrédit photo: pxhere.com

Cet article est une collaboration avec Mamanpourlavie.com et a été rédigé par Anne Costisella

Prendre conscience que son enfant est victime d’intimidation est difficile à supporter pour n’importe quel parent. Voici comment vous pouvez intervenir.

L’intimidation nous fait réagir fortement et même si nous savons qu’à cause d’elle, notre enfant passe de mauvaises journées, on ne sait pas toujours par quel bout prendre ce problème. Voici donc quelques trucs pour reconnaître les différents visages de l’intimidation et y mettre fin pour de bon.

Les types d’intimidation

La loi définit l’intimidation comme tout acte répétitif visant à léser une personne, à l’opprimer, à l’offenser. Ces actes peuvent être de plusieurs natures, mais ils visent toujours à humilier ou à blesser. Au Canada, 75 % des jeunes disent avoir été victimes d’intimidation au moins une fois et 25 % des jeunes de 11 à 18 ans ont reçu des messages dépréciant d’autres enfants. (1)

Parmi les méthodes utilisées par les intimidateurs, on compte :

  • l’intimidation verbale et sociale : injurier, répandre de fausses rumeurs, menacer, donner des surnoms, isoler la personne en disant par exemple qu’elle pue, etc.
  • la violence physique ou sexuelle : frapper, pousser, toucher l’autre sans son consentement, etc.
  • la cyberintimidation : utiliser les courriels ou Facebook pour humilier et harceler la personne.
  • le taxage : voler l’argent ou le repas de la personne.
  • l’utilisation des allergies (2) : menacer quelqu’un ou le toucher avec un aliment auquel il est allergique.

La violence verbale est la forme d’intimidation dont sont le plus souvent victimes les enfants qui souffrent d’allergies alimentaires. Certains rapports de cas troublants font cependant état d’enfants s’étant fait lancer l’aliment auquel ils sont allergiques ou harceler avec celui-ci! Environ 300 000 jeunes Canadiens de moins de 18 ans souffrent d’allergies alimentaires. S’ils sont exposés à un aliment allergène, ces enfants peuvent subir une réaction allergique potentiellement mortelle. Une réaction anaphylactique peut survenir dans les minutes qui suivent le contact avec l’allergène; elle peut aussi se manifester une heure ou quelques heures plus tard. Le seul moyen de prévenir ce type de réaction est d’éviter les aliments pouvant déclencher une allergie, ce qui est impossible si l’enfant se fait lancer des aliments allergènes.

Pour éviter qu’une situation dramatique se produise, assurez-vous que votre enfant a son injecteur d’EpiPen en tout temps sur lui.

Réagissez rapidement

Quand on parle à un jeune qui a déjà été victime d’intimidation, il regrette presque toujours de ne pas en avoir parlé plus rapidement à un adulte. Chaque fois, le jeune raconte que son calvaire qui durait depuis des mois s’est terminé quelques heures après en avoir parlé, pourtant, les professionnels (3) sont unanimes : les enfants ne parlent aux adultes qu’en dernier recours.

C’est souvent la peur de passer pour un rapporteur qui est le pire ennemi des victimes d’intimidation. C’est cette peur qui empêche le jeune un peu timide de se plaindre et qui en fait une proie facile. Plus il se laisse harceler, plus il deviendra « normal » pour les autres qu’on le harcèle et plus il sera difficile de changer la mentalité des autres jeunes de son école. Il est donc impératif de réagir promptement.

Prenez les choses en main!

Dans l’ordre, voici quelques actions à poser si vous apprenez que votre enfant est victime d’intimidation.

  1. Écoutez votre enfant attentivement et prenez-le au sérieux.
  2. Dites-lui de répondre à son intimidateur de le laisser tranquille.
  3. Dites-lui d’éviter les endroits où il se fait intimider.
  4. Parlez au personnel de l’école
  5. Si ce n’est pas suffisant, parlez aux parents de l’intimidateur.
  6. Changez les paramètres de sécurité du compte Facebook de votre enfant.
  7. Bloquez l’intimidateur de son compte courriel.
  8. Si vous sentez qu’il ne vous dit pas tout, suggérez-lui d’appeler un organisme tel que Tel-Jeunes où il pourra se confier et être conseillé dans l’anonymat.

Bien des intimidateurs évitent les confrontations sérieuses. Si vous vous défendez avec votre enfant et qu’ainsi les forces s’équilibrent, il y a de bonnes chances qu’il cesse de faire l’intéressant.

Empêcher que cela arrive

Ce n’est pas toujours rose d’être le parent d’un intimidateur non plus, mais c’est une position dans laquelle vous pouvez plus facilement avoir un impact. À la maison, vous pouvez faire deux choses : désamorcer l’agressivité et éviter de faire une prévention excessive chez les plus jeunes.

Si votre enfant est agressif, il est de votre devoir de canaliser cette agressivité. Trouvez la source de sa rage, consultez un psychologue ou faites-lui passer son énergie dans un sport exigeant, mais sans contact. Quoi qu’il arrive, ne laissez pas le temps passer en espérant qu’il arrange les choses et que le professeur s’occupera de la discipline. C’est votre enfant et c’est votre responsabilité d’en faire un bon compagnon de classe et un bon citoyen.

Si vous avez peur pour votre jeune enfant, ne le préparez pas trop à faire face à une intimidation qui n’existe pas encore. Un parent qui dit à son enfant « si quelqu’un t’embête à l’école, défends-toi, ne te laisse pas faire! » donne en quelque sorte l’autorisation de se défendre n’importe comment envers n’importe quel type d’agression. Si votre enfant saisissait mal vos propos, il pourrait bien se fâcher contre un enfant qui a refusé de jouer avec lui et éventuellement devenir un intimidateur sans le vouloir.

En septembre 2015, 99 % des écoles possèdent un plan de lutte contre l'intimidation et la violence et ont désigné une personne-ressource pour veiller à son application. Tel que le prescrit la loi, les écoles primaires et secondaires du Québec sont invitées à réaliser diverses activités de sensibilisation au civisme. Le ministère Éducation, Loisir et Sport a mis en ligne le site Branché sur le positif pour aider enfants, parents et écoles dans leur lutte contre l'intimidation.

Les conséquences

On ne peut pas prendre l’intimidation à la légère. Les cas de fugues et de suicides sont trop nombreux, la détresse des enfants est trop grande et la structure scolaire ne leur offre pas assez d’échappatoires. Des études menées sur 1 420 participants en Angleterre et aux États-Unis (4) ont aussi démontré que les victimes d’intimidation gardent des séquelles de ces périodes difficiles. Il faut donc agir, et le faire le plus vite possible.

Si vous avez de la difficulté à parler à votre enfant, n’hésitez pas à rencontrer un psychoéducateur ou un psychologue qui sauront vous épauler. On dit qu’il faut un village pour élever un enfant et c’est encore plus vrai quand cet enfant est en détresse. Quand tout cela sera derrière vous, vous serez surpris de constater à quel point son école redeviendra un havre de paix.

Pour vous encourager un peu, n’hésitez pas à lire l’histoire de ce jeune homme de la Rive-Sud de Montréal pour qui l’intimidation est maintenant chose du passé.

Référence :

  1. Psychomédia, Un tiers des élèves victimes d’intimidation au secondaire
  2. Déjouer les allergies : Intimidation, ne vous laissez pas faire!
  3. Sécurité publique : Mesures initiales pour mettre fin à l’intimidation
  4. La Presse : L’intimidation cause des séquelles à long terme, démontre une étude
En direct de 05:30 à 08:30
2155
100
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.