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10 questions à une pharmacienne spécialiste de l’infertilité

10 questions à une pharmacienne spécialiste de l’infertilité

Cet article est une collaboration avec Mamanpourlavie.com et a été rédigé par Julie Chaumont.

Parce qu’un suivi en fertilité rime avec traitements et médicaments, les visites à la pharmacie sont monnaie courante. Lynn Blouin, pharmacienne et propriétaire de la pharmacie du même nom, se spécialise en fertilité. Elle a répondu à nos questions.


Q. Parlez-nous de votre parcours. Qu’est-ce qui vous a emmené à ouvrir une pharmacie spécialisée en fertilité?
R. Je suis moi-même infertile. Lorsque j’étais suivie en fertilité, il y a 32 ans, je me suis rendu compte qu’il n’y avait zéro aide. Quand tu es traitée aux hormones, c’est difficile. Il y a beaucoup de contraintes et de désagréments. J’ai commencé à me spécialiser en fertilité peu à peu. Je savais que ça répondait à un besoin. Il y a cinq ans, j’ai décidé de me dédier à 100 % à la fertilité. J’ai ouvert ma propre pharmacie, qui est située à côté d’un Jean Coutu, mais qui est complètement indépendante. C’est la seule pharmacie québécoise entièrement dédiée à la distribution de médicaments pour la fertilité.

Q. Quel est l’avantage d’aller chercher ses médicaments dans votre pharmacie?
R. Ayant moi-même été traitée en fertilité pendant sept ans, je comprends vraiment comment se sentent les patientes. Non seulement je suis bien placée pour les aider dans la prise de leurs médicaments, mais je suis aussi en mesure de leur offrir du soutien.

Q. Quels autres services sont offerts?
R. On peut évidemment trouver ses médicaments dans les pharmacies traditionnelles mais souvent, c’est le conseil qui fait défaut. Ici, on a deux salles de démonstration. On montre aux filles comment prendre leurs médicaments et on les renseigne sur les effets secondaires, etc. Je donne même mon numéro de téléphone personnel à certaines clientes.

On fait aussi la livraison le jour même, partout au Canada. C’est vraiment pratique pour les filles qui habitent en région. En-dehors des centres urbains, il y a souvent une problématique d’approvisionnement en médicaments spécialisés. On leur offre du soutien téléphonique, ou même vidéo via Skype.

Quelques chiffres...

  • De 12 à 16% des couples dont la femme est en âge de procréer n’arrivent pas à concevoir un bébé après un an d'essai. Ce chiffre était d'environ de 5% en 1984.
  • Chez les 18-29 ans, le taux d'infertilité varie entre 7 et 14%; ce chiffre était de 5% en 1984.
  • Chez les femmes de 40-44 ans, ce taux est environ de 14 à 20%; il se situait à 4,5% en 1984.
    Source : Statistiques Canada, 2014


Q. Quel est l’état d’esprit des femmes qui viennent dans votre pharmacie?
R. Ça dépend de la personnalité de chacune. Si une femme est de nature énergique et positive, elle risque d’être dans cet état esprit en venant nous voir. Si, au contraire, elle est d’emblée plutôt négative, elle risque de l’être durant ses traitements.

C’est sûr que ce n’est pas facile de prendre des hormones. C’est comme être dans un syndrome prémenstruel constant. À la pharmacie, étant donné que toutes les clientes ont un parcours semblable, elles tissent naturellement des liens dans la salle d’attente. Ça fait toujours du bien de pouvoir parler avec des gens qui vivent les mêmes choses que nous.

Q. Avez-vous remarqué une différence dans votre clientèle depuis l’abolition du programme de fécondation in vitro?
R. Avec la fin de la gratuité, nous avons vu une baisse de la clientèle. Les couples doivent maintenant prendre le temps d’amasser l’argent nécessaire avant de commencer un traitement. Ça demande beaucoup de sacrifices. On recommence tout juste à voir des cycles.

Q. Au fil du temps, quels changements avez-vous observé chez la clientèle ?
R. Il y a beaucoup de patientes qui viennent seules. Ce sont des femmes célibataires qui en ont assez d’attendre le prince charmant et dont le désir d’enfant est très fort. Ce n’est pas une clientèle qu’on voyait il y a 32 ans!  

Q. Quels sont, selon vous, les plus grandes difficultés que traversent les couples qui essaient de concevoir?
R. Ces couples ont pour la plupart vécu de grandes déceptions, mais la plus grande difficulté qu’ils vivent est le stress. Ils savent que le temps est compté et que les essais ne vont pas nécessairement fonctionner.

Q. Quelles sont les bonnes étapes à suivre pour un couple qui essaie d’avoir un bébé?
R. Il faut suivre les recommandations d’usage : être en bonne santé, relaxer, faire de l’activité, diminuer le stress, etc. Si tu as entre 18 et 25 ans, tu peux essayer de concevoir pendant un an avant de te poser des questions et d’aller consulter. Par contre, si tu as plus de 35 ans et que ça fait six mois que tu essaies, n’attends plus et va consulter maintenant. La fertilité descend vraiment beaucoup avec l’âge et certaines cliniques ne prennent plus de patientes après 42 ans.

Q. Est-ce qu’il y a des gestes à poser, des choses à faire, lorsqu’on songe à tomber enceinte?
R. Il faut être alerte et proactif. Prendre de l’acide folique, perdre les livres en trop, bien manger, couper dans l’alcool et la cigarette et améliorer notre condition physique. Il faut aussi être à l’écoute de son corps pour être en mesure de comprendre les signaux qu’il nous envoie.

Q. Vous avez croisé des centaines de femmes qui essayaient d’avoir un enfant… De belles histoires, des histoires tristes. Pourriez-vous nous confier l’une de ces histoires?
R. Au début de ma carrière, on implantait quatre embryons (on ne fait plus ça aujourd’hui – un seul embryon est implanté). On voyait donc beaucoup de triplets. Il y a une dame qui, après quelques années d’essais, a finalement eu des triplets. Deux mois après la naissance de ces derniers, elle est tombée enceinte naturellement. Cette femme a donc eu quatre enfants dans la même année!

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