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Oser trouver sa place : un récit de persévérance et de gratitude

Oser trouver sa place : un récit de persévérance et de gratitude

Les premières chutes de neige riment souvent avec des journées cocooning bien emmitouflées dans nos doudous pour lire au coin du feu!


Si vous êtes en mode découverte, je vous suggère le tout premier livre de Jaime Damak, la maman derrière le populaire blogue Je suis une maman. Suivie sur la toile par une communauté de plus de 46 000 personnes, Jaime se distingue par son approche très humaine avec Je suis une maman, du fait que ses collaboratrices et elle y partagent des témoignages sincères et modestes, ainsi que des trucs pour mieux gérer le quotidien en famille et de belles trouvailles.

Son livre Oser trouver sa place: un récit de persévérance et de gratitude relate de façon très personnelle, authentique et surtout sans filtre le parcours inspirant d’une femme refusant de se laisser buter aux obstacles se présentant sur son chemin et accueillant plutôt les défis avec grâce et détermination.

Jaime, parle-moi de ton livre! Quel message voulais-tu transmettre?

J’ai eu l’idée d’écrire un livre il y a plusieurs années. Je l’ai commencé 3-4 ans après avoir créé mon blogue Je suis une maman parce que j’avais envie que les gens découvrent mon parcours plus en profondeur, qu’ils comprennent réellement qui est Jaime. Un blogue, c’est une chose, mais avec le livre je suis allée beaucoup plus loin afin d’expliquer mon cheminement. J’avais aussi envie de laisser quelque chose à mes enfants. J’ai perdu mon père à un très jeune âge et je suis toujours restée avec des questions sans réponse. Je me disais que ce serait un beau cadeau pour mes enfants, qu’ils puissent mieux connaître leur mère!

Dans ton livre, tu nous parles des grandes lignes de ta vie; ton désir de réussir malgré les embûches, ce que tu as vécu pendant l’enfance ou l’adolescence et la mort de ton père. Finalement, tu t’ouvres beaucoup au lecteur!

C’était important pour moi de le faire! Sur mon blogue, je raconte déjà des tranches de vie alors ça a été facile pour moi de partager mon histoire. Je réalise avec les années, et justement avec mon travail, qu’on a tous une histoire à raconter et qu’on peut tous apprendre l’un de l’autre. C’est drôle parce que quand j’étais petite, j’avais des rêves d’adulte et je réalise aujourd’hui que petit à petit je suis en train de les réaliser. Malgré les embûches et les défis de la vie, je pense que lorsqu’on prend la bonne décision et qu’on décide de se relever quand on tombe, de persévérer, peut-être même de reculer de quelques pas pour mieux avancer, tout est possible. Je ne sais pas si c’est la maturité ou l’âge, mais à chaque année, je le réalise de plus en plus. C’est ce que je voulais transmettre dans mon livre. D’ailleurs, j’ai reçu un courriel d’une jeune fille de 16 ans l’autre jour qui m’a vraiment fait sourire! Elle m’a envoyé un courriel de remerciements, car elle trouvait la vie difficile et avait un peu abandonné ses rêves, mais suite à la lecture de mon livre (qu’elle a trouvé sur Amazon), elle a choisi d’oser plus dans la vie, de se relever et de poursuivre ses objectifs… j’ai tellement trouvé ça touchant. Je pense que parfois, on se sent seul dans certaines situations, mais si on s’arrête un instant et qu’on regarde autour de nous, on va réaliser qu’il y a toujours une personne qui a vécu une situation semblable à la nôtre. Dans les moments plus difficiles, où on se sent plus vulnérables, je voulais montrer avec mon livre qu’on ne l’est pas. On a tous vécu des choses difficiles tout comme de belles choses et on peut s’en sortir! J’étais profondément touchée par cette jeune fille et je suis contente qu’elle ait osé m’écrire ce message-là.

Marie-Christine Proulx signe la préface de ton livre! Comment vous connaissez-vous?

Il y a quelques années, j’écrivais pour le site de Yoopa et c’est l’une des personnes que j’avais rencontrées pour une entrevue. Quand on s’est mises à parler lors de notre rencontre, c’est comme si nous nous étions toujours connues. Nous sommes par la suite restées en contact via les réseaux sociaux. Il y a deux ans, elle était porte-parole à Sherbrooke à l’école de mes enfants et elle animait une soirée pour amasser des fonds, j’y étais aussi et nous avons repris contact. Je l’ai invitée à mon rassemblement annuel pour les mères, nous sommes à notre dixième édition l’an prochain. Chaque année, j’invite une personnalité publique pour le mot d’ouverture. Marie-Christine est venue et on a jasé de beaucoup de choses. Après cette rencontre, je lui ai demandé si elle était intéressée à lire mon livre et si elle avait envie d’écrire la préface; elle a accepté avec plaisir. Elle a tellement bien résumé le tout, la préface est parfaite!

Parmi les rencontres importantes dans ta vie, il y a eu celle d’Oprah!

Je suis fan d’Oprah depuis toujours: quand j’étais petite, je l’écoutais tout le temps après l’école! Je suis vraiment une grande fan d’elle et je l’avais déjà vue à New York pour fêter les 10 ans du magazine O, mais je n’avais pas eu la chance de lui parler. Ça faisait des années que je tentais d’avoir des billets pour son show à Chicago et quand j’ai finalement eu la chance d’en obtenir, la dernière saison de l’émission, j’ai mis la main sur des tickets VIP pour le studio. Une fois sur place, c’était le moment ou jamais: quand l’émission a pris fin, je me suis levée, je suis allée la voir toute émue en avant et je lui ai parlé… et elle m’a pris la main! J’y pense encore et j’ai des frissons, c’était un super beau moment! J’ai osé, car j’aurais pu rester assise et laisser ce moment parfait passer, par peur que les agents de sécurité me bloquent l’accès, mais je me suis dit que j’allais essayer et que dans le pire des cas, on me demanderait de me rasseoir.

Oprah, c’est vraiment l’une des mes grandes inspirations! Sa prémisse «live your best life» m’ait toujours resté en tête! J’ai l’un de ses livres avec plein de citations d’elle et de gens qu’elle aime et j’en ai utilisé quelques-unes dans mon livre. Ce sont des phrases qui m’ont marquée, comme par exemple lorsque l’on tombe de se relever ou d’avoir de la gratitude pour les autres et les petites choses de la vie. Ça a semé quelque chose et moi, ça me parle! Quand j’ouvre le livre, ça m’apaise et je retourne à l’essentiel. Ça me confirme de ne pas lâcher, dans le monde dans lequel je travaille: en tant que pigiste, on m’a souvent dit non lorsque j’ai proposé de nouveaux projets et idées. Ce serait facile d’arrêter ou de me décourager, mais ça me motive à me dire qu’on va recommencer et que demain est une nouvelle journée. Ce sont des leçons de vie que j’ai apprises au fil des ans, en lisant ses livres, en écoutant son émission… Ça m’a amenée à être la personne persévérante que je suis!

À la fin du livre, tu nous fais part de tes rêves de «’tit-cul»: faire une différence positive dans la vie, être une star des médias, bâtir quelque chose et être une business woman, voyager le plus possible et avoir une famille… si on comprend bien, tu peux faire check à tous ces rêves-là?

(Rires) Écoute… Dis comme ça, oui je peux faire des «check» à pas mal tout ça… Mais, je suis une perfectionniste dans la vie alors tout est toujours en peaufinement et il y a toujours de nouveaux projets qui s’ajoutent sur lesquels je suis en train de travailler. C’est quand même fantastique de pouvoir mettre plusieurs crochets à mes rêves. Je suis très reconnaissante!

Ton mantra est de toujours continuer à grandir, apprendre, oser, faire la différence dans la vie des gens…


Je me souviendrai toujours du moment où j’ai réalisé que c’était important pour moi de faire une différence. J’étais patiente à l’hôpital Ste-Justine et, dans ma chambre, il y avait trois autres filles; l’une d’elles était alitée et ne pouvait pas se lever, car elle avait la jambe surélevée. À tous les jours, quelqu’un venait s’asseoir avec elle pendant 1h: je me souviens avoir demandé à ma mère qui était cette personne et mes parents m’ont ensuite expliqué que c’était une enseignante, car la fille devait rester à l’hôpital plusieurs mois et pour ne pas être en retard à l’école, l’enseignante venait lui faire les classes dans la chambre. Ça m’a marquée et je suis partie de là en voulant être professeure! Quand j’étais petite, je voulais être prof de mathématiques, mais surtout, je voulais faire quelque chose où j’allais aider d’autres personnes. Les années ont passé et finalement je ne suis pas allée dans la branche de l’enseignement… mais aujourd’hui, j’ai l’impression qu’avec ma communauté, mon blogue, mes chroniques ici et là et le fait que je sois une maman, j’ai vraiment l’impression de faire une différence, d’aider et d’avoir un endroit où on peut échanger entre mères de façon positive et avec respect, de s’écouter et de s’entraider.

Tu termines ton livre en réalisant que tu es la preuve vivante que le futur n’est pas le miroir du passé. Pour y parvenir, on comprend que ton mot d’ordre est d’oser?!

Oui et… ça me rend émotive d’en parler. C’est drôle la vie, le chemin qu’on prend et où l’on arrive. J’étais la fille au primaire avec peu d’amis, je me faisais écœurer, au cégep j’étais incapable de faire un exposé oral devant la classe, je devenais malade car je n’avais pas confiance en moi. J’ai toujours eu peur de parler en français, car j’étais la plus anglophone du village. L’anglais est ma langue maternelle, mais je suis toujours allée à l’école en français. J’ai toujours eu le syndrome de l’imposteur quand je devais parler devant un groupe en français. De voir tout le parcours que j’ai fait, avec le recul, et de m’apercevoir qu’aujourd’hui je suis non seulement capable de faire tout ça, mais c’est mon gagne-pain, c’est fou! J’écris en français, je fais de la radio, de la télé, des choses que si on m’avait dit il y a 15 ans j’aurais ri et j’aurais dit que jamais je ne pourrais faire ça… J’ai choisi de foncer et d’oser et ça a toujours été comme ça, je suis déterminée et quand j’ai quelque chose dans la tête, je le fais. Aujourd’hui, quand je regarde tout ce que j’ai accompli, je me dis que je suis contente d’avoir osé non seulement pour moi, mais aussi pour mes enfants… à qui je donne un bel exemple de persévérance.

Oser trouver sa place: un récit de persévérance et de gratitude est disponible dès maintenant en ligne (22,50$).

Bonjour Montréal

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avec Stéphane Bellavance

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